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 Philip Pullman interrogé par l'Express
Philip Pullman a accepté de répondre à quelques questions du magazine français L'Express, dont le site propose une transcription, relayée ci-dessou:


Comme Tolkien (Le Seigneur des anneaux), C. S. Lewis (Les Chroniques de Narnia) ou J. K. Rowling (Harry Potter), vous avez bâti tout un univers fantastique. Une seconde nature, chez les auteurs britanniques?
Nous avons grandi en lisant Lewis Carroll ou Jonathan Swift, si bien qu'il nous semble naturel de suivre cette tradition. Cela dit, je n'avais jamais abordé la fantasy avant d'écrire les premières lignes de cette trilogie. Le fantastique s'y est imposé de lui-même.

Avez-vous cartographié vos mondes ou créé des langues, comme le faisait Tolkien?
Surtout pas ! Déjà, détailler un plan me passe l'envie d'écrire. Seule compte l'histoire. Je la transcris comme elle me vient, en découvrant la suite avec mes personnages. Ils me séduisent au point de prendre parfois une importance inattendue, comme l'ours en armure, Iorek. Quand j'ai besoin d'un détail, je l'imagine. On m'a déjà demandé comment naissent les daemons. Je n'en ai pas la moindre idée ! Je ne me suis jamais penché sur la gynécologie des daemons...

Vous avez reçu les prix les plus prestigieux, comme le Whitbread. Pourquoi écrire pour la jeunesse?
En Angleterre, les choses ne sont pas aussi tranchées. Gulliver ou Alice au pays des merveilles ont été écrits pour les enfants. Jeunesse ou adulte, c'est avant tout une étiquette pour faciliter le travail des libraires. Je n'ai pas l'arrogance de vouloir choisir mes lecteurs. Je me vois comme un conteur, qui s'installe sur la place du marché. Tout le monde est bienvenu pour écouter mes histoires. Même les chiens, si ça leur fait plaisir!

C'est cela, un écrivain ? Un conteur ?
Oui. Je ne m'intéresse pas à la position intellectuelle de l'écrivain. Je ne vis pas dans les affres. C'est mon métier, voilà tout. Vincent Van Gogh, qui était un grand auteur en plus d'être un grand peintre, évoquait dans une lettre la prétendue peur de la toile blanche. Lui estimait que c'était surtout à la toile d'avoir peur!

Comment travaillez-vous?
Chaque jour, je m'assois à ma table, je prends mon stylo et j'écris trois pages, que ça me prenne deux heures ou la journée. Cela dit, depuis un an, j'ai été trop accaparé par le film pour travailler à mon prochain roman, Le Livre de la poussière. Je dois faire attention. Les Muses m'ont fait un cadeau. Il faut le traiter avec respect.

Source


posté par Haku le samedi 15 décembre 2007 à 12:44:22

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